Publié le : 02 décembre 20237 mins de lecture

L’empreinte carbone est une notion désormais bien connue des professionnels : elle désigne la quantité de gaz à effet de serre émise par les activités industrielles et les entreprises, au moment de la production d’un bien ou d’un service. Cependant, cet impact sur l’environnement peut être mal connu ou difficile à mesurer : d’où l’intérêt d’effectuer un bilan carbone. Explications.

L’empreinte carbone en quelques mots

L’empreinte carbone des entreprises est une notion qui a tendance à s’installer durablement dans le débat public, en tout cas depuis le début des années 1990. Et pour cause : le changement climatique préoccupe un nombre croissant de professionnels, qui cherchent désormais à réduire leurs émissions de CO2. A ce stade, il peut être intéressant de solliciter l’aide et l’accompagnement personnalisé d’un courtier spécialisé en électricité et gaz naturel comme opera-energie.com.

L’empreinte carbone peut se définir comme la quantité de gaz à effet de serre émise par l’activité d’une entreprise ou d’un Etat. Elle est généralement exprimée en tonnes de CO2 équivalent. Ainsi donc, pour mesurer l’empreinte carbone d’un secteur, on effectue une estimation des émissions de gaz à effet de serre produits par ce secteur en une année (il peut s’agir de secteurs en lien avec l’agriculture, les transports, l’industrie, etc.).

Pour prendre un exemple, l’empreinte carbone de la France en 2021 était estimée à 604 Mt CO2, soit 8,9 tonnes d’équivalent CO2 par habitant (contre 8,3 tonnes en 2020). D’une manière plus générale, la répartition sectorielle des émissions carbone en France peut s’établir comme suit : les transports (à hauteur de 41%), l’énergie et la production d’électricité (à hauteur de 21%) puis l’industrie et la construction (à hauteur de 13%).

Qu’est-ce qu’un bilan carbone ?

Même si l’évolution des pratiques et l’éveil des consciences sont bien là, les entreprises ont tout de même besoin de pouvoir compter sur un accompagnement personnalisé. C’est tout le principe du bilan carbone ou Bilan GES, qui permet ainsi de mesurer l’empreinte carbone des entreprises ou d’une collectivité (à noter qu’il n’existe pas de différences fondamentales entre ces deux termes, puisqu’ils désignent la même méthode analytique).

Selon la définition donnée par l’ADEME, le bilan carbone évalue « la quantité de gaz à effet de serre émise (ou captée) dans l’atmosphère sur une année, par les activités d’une organisation ou d’un territoire ». Il faut noter que ce protocole est même devenu une obligation pour certaines entreprises, qui doivent dès lors se conformer à la réglementation sur la décarbonation.

Les émissions de gaz à effet de serre dans le détail

Les émissions de gaz à effet de serre ont des origines nombreuses. Le protocole de Kyoto en recense un certain nombre, comme par exemple :

  • Le dioxyde de carbone ou CO2 : de nombreux sites industriels sont fortement émetteurs de CO2 en France, notamment dans les secteurs de la métallurgie, de la chimie et du ciment.
  • Le méthane, qui dispose d’une durée de vie dans l’atmosphère équivalente à 12 ans. Ce gaz serait responsable de 25% de la hausse des températures depuis l’ère préindustrielle. Ce sont principalement les industries de la viande et des produits laitiers (en lien avec l’agro-industrie) qui sont à l’origine de cette production.
  • Le protoxyde d’azote, connu pour son potentiel de réchauffement 25 fois supérieur à celui du méthane, et 300 fois supérieur à celui du CO2 lors sa libération dans l’air. Les émissions de protoxyde d’azote sont généralement reliées aux activités agricoles.

On trouve également d’autres émissions de gaz à effet de serre, comme l’hydrofluorocarbure, le perfluocarbure et l’hexafluorure de soufre.

Qui pour prendre en charge un bilan carbone ?

Comme nous avons pu le voir brièvement ci-dessus, le bilan carbone des entreprises peut être pris en charge par un courtier spécialisé dans les énergies. L’intervention d’un tel professionnel peut s’avérer déterminante dans les objectifs de décarbonation d’une industrie. En effet, le courtier va étudier divers éléments afin d’obtenir un résultat le plus précis possible. Voici quels sont les éléments en question :

  • La consommation d’énergie et l’origine de celle-ci : votre entreprise peut, par exemple, consommer de l’électricité ou du gaz naturel, du fioul, etc. en même temps que des énergies fossiles, des énergies renouvelables ou de l’énergie nucléaire selon les situations.
  • Les consommations de produits alimentaires, de même que les biens et services importés ou fabriqués en France.
  • Les usages liés aux transports.
  • Les usages digitaux : votre courtier va alors étudier votre politique de conservation des données, par exemple à l’aide de serveurs informatiques, etc.

Voici quels sont les intérêts premiers du bilan carbone pour les entreprises :

  • Vous engagez votre entreprise dans une politique de RSE : lorsque vous travaillez à la réduction de votre empreinte carbone, vous luttez plus activement contre le réchauffement climatique, et vous mettez en place des stratégies dédiées à la préservation de l’environnement.
  • Vous réalisez des économies conséquentes sur vos factures d’énergie : en effet, les kWh non consommés par votre entreprise ne feront l’objet d’aucun facturation, ce qui vous donne une opportunité de réduire vos factures d’énergie (que ce soit l’électricité ou le gaz).

Vous savez tout sur l’empreinte carbone des entreprises et sur la manière de réduire vos émissions de gaz à effet de serre. Vous comprenez désormais comment l’étude chiffrée de vos habitudes de consommation et de production permet de mieux connaître votre responsabilité. Toutefois, le bilan carbone peut avoir ses limites : en effet, certains aspects néfastes sur l’environnement ne sont pas comptabilisés – comme la production des déchets, l’épuisement des ressources naturelles ou encore l’occupation des sols.